samedi 19 juin 2010

Chili, Atacama. Jours 7 : Le héros de l’eau des peuples...

Nous sommes monté sur la pré-cordillère, à quelques 3200 m, pour un trop bref passage aux eaux chaudes de Chusmiza.

Nous avons rencontré un personnage extraordinaire : Don Louis, le combattant de l’eau de son peuple.
Ce personnage unique a combattu devant les tribunaux de son pays et jusqu’à l’ONU pour récupérer les eaux chaudes naturelles de son village (la seule eau de son village, celle des cultures notamment) qui avaient été abusivement monopolisées par une entreprise privée avec l’aval du gouvernement. L’entreprise est allée jusqu’à grillager les sources pour empêcher les indiens d’en profiter.

Après 14 année de procès, il a gagné à l’ONU, dans un précédent ultra important pour tous les peuples autochtones. Le droit à la ressource d’eau ancestrale est donc gravé dans le marbre de l’ONU...

Bon, mais en fait cette belle histoire, il l’a raconté aux autres, moi, il m’a apporté une tisane amère faite d’un nombre inconnu d’herbes locales pour soigner mon mal des montagnes (l’altitude). Ce sont les autres aussi qui ont pu se plonger avec délice dans l’eau soufrée à 41 degrés.

Don Louis, que je regrette de n’avoir pas eu le temps de mieux connaître. Le lendemain matin j’étais sur pied mais nous partions et j’ai regretté de n’avoir pas des semaines pour écouter ce merveilleux grand père.

Ce combat, il l’a mené pour son peuple, qui fuit les villages pour aller se tasser dans les villes. Il voudrait que les jeunes reviennent, qu’ils puissent avoir leur eau. Il a terminé son discours à l’ONU en disant qu’il voudrait ne pas vivre tout seul dans ce village magnifique... “Y NO QUIERO VIVIR SOLO !”.

Nous avons quand même eu le temps de parler de cette compagnie minière Canadienne qui voudrait détruire 2 glaciers pour prendre de l’or qui sera extraite avec du mercure et l’eau vitale des populations locales... Un projet accepté par le gouvernement Chilien à condition qu’ils “nettoient l’eau”... comme si c’était possible.
Je n’ose pas imaginer ce que vont devenir tous ces gens quand leur eau sera polluée au mercure, quand les enfants grandiront avec des très graves troubles neurologiques, comme ce qui s’est déjà passé chez les Inuit... Au Canada justement.

Nous sommes partis pour Chiapa, un autre village perché à 3000 m d’altitudes. En chemin, nous avons admiré d’autres pétroglyphes, dont ce singe incroyable et authentique. Incroyable car il n’y a évidemment pas de singes dans ce désert. Authentique car les Aymaras l’affirment et qu’il a été tracé probablement par un INCA revenant de l'Amazonie via la route de l’INCA.

PS. En bas, une Vigogne et un Viscacha.


3 commentaires:

  1. Salut Tili (!)
    J'avoue avoir été surpris de passer directement de Tarapaca au départ pour la nouvelle zélande. Super rencontre que celle de ce papi de Chusmiza.Je suppose que vous n'avez pas pu aller au bout du projet Chiapa. A bientôt quand les tarifs de communication le permettront (Skype peut-être)Bisous à tous et Bravo encore. Daniel

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  2. Mais non Daniel, je disais juste où on était...
    Voici la suite :-)

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  3. J'encourage tous ceux qui lisent ce site á se renseigner VRAIMENT sur les problèmes de l'eau, declaré "valeur marchande" par l'O.M.C. comme l'éducation...
    Linx.

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