samedi 24 avril 2010

Les grandes plaines de Californie

On a traversé une partie de l'immense ville de Los Angeles, sur ces impressionnantes autoroutes à 12 voies.
Puis on a vu les Pipelines qui extraient l’or noir Californien.

On est arrivé aux cultures intensives, on a vu le raisin, les oranges qui sont dans les jus que vous achetez peut être chez l’épicier du coin, et aussi ce qui m’a semblé être des Oliviers.
Après c’était les élevages de bétail, des milliers de bovins dans des enclos.
On a mangé des bourritos, parlé essentiellement l’Espagnol.
Et ce soir nous sommes dans un hôtel près de l’entrée du Parc de Séquoias.
Titi n’a plus re-vomis, mais Maé à commencé à tchouner et ça n’a pas manqué, ce soir elle a de la fièvre et mal à la gorge.
Nous l’avons mise au lit avec de l’Ibuprofène et un gros câlin.

Ce matin à l’hôtel, il y avait un beau panel de touristes, ça parlait Anglais, Espagnol, Français et Portugais. J’entendais avec amusement toutes ces langues que je pouvais comprendre et je me suis dit avec étonnement que je me sentais à la fois proche de tous et un peu étrangère partout. Je suis incapable de répondre de façon simple à la question “d’où es tu ?”. Je crois qu’en acceptant de rencontrer la culture des autres, on accepte de changer aussi, c’est sans doutes pour cela que les retours sont toujours plus durs que les départs.

Dans ma petite tête, les idées se bousculent, je pense à ces cultures que je rencontre, à ces civilisations qui se heurtent souvent.
Je me demandes pourquoi.

Je regardes les Nord Américains, qui sont au cœur d’un certain nombre de conflits... Mais la première chose que je vois en eux c’est leur grande gentillesse quand ils me parlent, la tendresse quand ils regardent mes enfants... Ils sont serviables, attentionnés et semblent attentifs aux autres.

Ensuite je vois cette distance d’avec la nature, cette volonté de décider de leur lumière, avec des lampes allumées partout, de leur température avec la climatisation ou le chauffage en permanence, ces villes immenses où on ne peut pas marcher avec des éclairages éblouissants, ces cultures avec des pilonnes au dessus que j’imagine répandre l’eau et les pesticides, ces bovins étroitement serrés sur une terre sans herbe...
Cela m’interpelle, moi qui aime mettre mes mains dans la terre et mon visage dans le soleil. Je me demandes d’où leur vient cela, pourquoi une telle distance d’avec la nature ?

3 commentaires:

  1. Je crois qu'ils ont envie de maîtriser cette nature qui est si vaste, de montrer qu'ils la dominent et qu'ils l'occupent... Bon voyage aux USA... Vous venez à Washington DC un de ces prochains jours ?

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  2. La nature est inconvenable, elle sent, elle comporte des insectes ou des animaux, elle peut etre bruyante, elle est incontrolable, elle salit, elle demande a s'explorer a pied, elle est chaude ou froide, les americains aiment la facilite et ne pas avoir a fournir un effort qui ne rentre pas dans leur cadre de confort aseptise et superficiel.

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  3. c'est magnifique !!
    je crois que les ricains ont peur , aussi , ils controlent , ainsi ils ont moins peur et demontrent leur puissance
    comme ca ils peuvent se detendre et etre gentils et aimables....

    bonne continuation !!!

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